10 juil. 2015

10-07-2015 - Las Vegas (Jour 1)

Jour J. L'excitation de bientôt vivre le road trip de mes rêves m'a littéralement empêchée de dormir. Cela aurait de toute façon été inutile puisque le SuperShuttle arrive à 3:45, après quinze minutes de retard pendant lesquelles le stresse monte, car je le sais arrêté à la station service. Il m'emmène à l'aéroport pour 4:40. Je prends ma carte d'embarquement, passe les contrôles sans problème et me prends un burger oeuf/bacon, trop salé à mon goût, avant d'embarquer et de décoller à 6:00. Je ne dors pas du voyage, et l'impatience me pousse finalement à regarder de l'autre côté du hublot. Il fait tellement chaud qu'on ne voit pas le désert à mi-chemin de l'horizon. J'aperçois quand même une crevasse du Grand Canyon et le Lake Mead. J'atterris à 10:00. Mon compagnon de voyage est toujours à Los Angeles. Il m'explique au téléphone qu'ils ont demandé à quatre passagers seuls de ne pas monter dans l'avion afin d'y placer un lit pour un malade. Il a évidemment accepté, mais étant mis en stand-by jusqu'au lendemain, il a fait un scandale pendant quatre heures, est monté sur le comptoir de l'embarquement et a fait retarder l'avion suivant de trente minutes. La sécurité a dû intervenir, et il a demandé à voir le manager qui lui a dit de tenter le vol de 13:00, mais qu'il n'aurait que celui de 18:00.

« Si tu ne reçois pas de message d'ici 13:30, c'est que je suis dans l'avion »

J'angoisse jusqu'à 14:15. Les passagers sortent, un par un. Je ne le vois qu'au bout de dix minutes, et c'est à bout de forces que nous nous sautons dans les bras.
Vers 16:00, après avoir commandé un Burger King, nous prenons un shuttle jusqu'au car rental. Nous mettons deux heures à nous décider, toutes les compagnies proposant des offres bien différentes. Nous décidons finalement de mettre de côté les vendeurs de rêve à $300 et de partir sur Budget pour $511. Au moins, nous sommes sûrs d'être correctement assurés pendant cinq jours, avec deux conducteurs de moins de 25 ans. On nous surclasse pour une Hyundai Elantra avec laquelle nous roulons jusqu'au Las Vegas Hostel. Nous nous sentons vraiment à Vegas, nous passons devant les resorts mythiques, les paysages sont magnifiques avec les montagnes en fond.

Le Las Vegas Hostel se trouve dans Downtown Vegas, autrement dit dans le ghetto. Le gérant est très mal organisé. Il nous donne une chambre déjà occupée. Malgré cela, nous utilisons quand même les toilettes et trouvons $5 dans la commode. Nous nous plaignons et il nous donne une seconde chambre, dans laquelle le sol est sale, nous y trouvons un mégot et un cafard, il y a de la nourriture sous le lit, et les draps sont tachés. Nous redescendons pour le lui dire. Il ne trouve rien de mieux à faire que d'aller nettoyer la chambre. Mon camarade va voir ce qu'il fait et il revient au bout de dix minutes. Nous lui demandons remboursement et il répond « Vous auriez pu me le dire avant que je nettoie la chambre ». Et vous auriez pu la nettoyer avant de nous la donner...
Nous ressortons à l'aide d'un énorme porte clefs en métal, et nous garons sur un parking afin de trouver un autre hôtel... pendant une heure. Nous roulons de nuit et avons un aperçu du Vegas connu de tous. C'est magique même de loin.
Nous atterrissons au Super 8, lui ayant dormi dans ce motel à Los Angeles. Nous demandons à voir la chambre avant de payer, et nous ne sommes pas déçus. C'est plus cher mais nous y sommes bien mieux. Surtout pour deux nuits!
Direction Walmart, où il vole une banane qu'il mange sur place, ainsi que dix fromages en tranches déballés. Puis nous passons au McDo, où il récupère des sauces. Nous préparons des hotdogs de fortune à l'hôtel, avant qu'il se rende compte qu'il a déjà perdu les clefs de la chambre et doit en redemander à l'accueil. Je me douche et nous nous couchons à minuit.


2 juin 2015

02-06-2015 - Jamaïque (Jour 4)

La dernière journée démarre à 7:00. Nous nous douchons et rassemblons nos affaires. Je me prélasse ensuite sur un transat, au bord de l'eau, de la musique dans les oreilles. Je profite une dernière fois de cette île paradisiaque. Moi qui avais des a priori, je ne regrette finalement pas d'être venue. Je peux désormais cocher pas mal de choses sur ma bucket list. Mais il est inutile de préciser que je ne pourrais pas vivre ici. Malgré mes habitudes de campings, mon confort est bien trop mis à l'épreuve et je ne me sens absolument pas en sécurité, même si je sais pertinemment qu'il ne m'arrivera rien.
Le shuttle vient nous chercher à 11:00 avec trente minutes de retard. En attendant le décollage de l'avion à 15:30, je m'achète un hot-dog et des frites chez DQ, et nous passons les contrôles avec succès cette fois. Je suis heureuse de retrouver les rues goudronnées et propres de Vista Way, la fraîcheur du soir, mon chez moi, finalement pas si sale, ma nourriture basique mais qui a le mérite d'exister. Je vais enfin pouvoir prendre soin de moi, tout particulièrement de mes gencives meurtries par l'eau locale.

1 juin 2015

01-06-2015 - Jamaïque (Jour 3)

Réveillées à 6:00, nous partons pour une matinée plage. Nous commençons par du snorkeling à l'aide d'un simple masque. J'y vois des étoiles de mer, des petits poissons... Moi qui ai peur de l'eau, je ne suis pas totalement rassurée, mais je me dis que l'eau est claire et que je ne risque rien. A 8:30, ma partenaire veut se balader sur la plage. Il doit déjà faire une quarantaine de degrés, je crois mourir. Je ne passe à l'évidence pas un agréable moment, j'ai bien trop chaud, je prends des coups de soleil et je ne suis pas loin de tourner de l’œil, n'ayant rien dans le ventre.

Heureusement pour moi, elle se fait piquer par une guêpe rouge. Je sais, je suis d'un égoïsme incomparable à ce moment précis, mais si nous pensons toutes deux finir la journée au lit, aucune de nous ne succombera. Nous rentrons immédiatement au bungalow. Nous avons à peine le temps de nous remettre de nos émotions que nous devons nous rendre à Dolphin Cove. Sur la route, nous croisons une pancarte disant « Rest Area, Beer, JOINT ».
Nous avons droit en tout et pour tout à dix minutes de partage avec notre dauphin, prénommée Kalisa. On nous apprend le B.A.-ba concernant le mammifère, puis nous la faisons danser, nous chantons « Happy Birthday » avec elle, nous lui donnons et recevons un bisou, nous nous agrippons à ses nageoires pour nous laisser porter sur une quinzaine de mètres, et vient le temps de lui dire au revoir. Nous poursuivons avec un spectacle mettant en scène quatre jamaïcains et un requin, pas très coopératif. Nous avons ensuite l'opportunité de toucher une raie et à cet instant, il se met à pleuvoir. Nous nous réfugions à l'intérieur afin de choisir nos photos, à $16,5 pièce. C'est du vol, mais il nous faut un souvenir de ce rêve réalisé.

Une fois rentrées, nous nous rendons à l'ATM du coin. J'ai moins peur de ces rues remplies d'hommes un peu lourds. Mais il faut savoir que c'est dans leur culture d'aller vers les autres.
Un homme nous propose de nous emmener au Rick's Cafe. Elle l'a rencontré hier soir alors que je dormais. Je lui fais confiance et monte dans la voiture, au côté de son neveu de dix ans, Theodore, TJ pour les intimes. Son frère Nigel nous accompagne également.

Ce café est réputé pour sa falaise d'où des milliers de touristes sautent chaque année dans un lagon d'eau bleu clair. Nous ne pouvons décemment pas partir d'ici sans l'avoir fait. C'est personnellement après deux bonnes minutes de réflexion et de peur que je me lance, décidée à ne pas faire attendre mes successeurs plus longtemps. Il est clair que je ne le referai pas, mais je suis évidemment fière d'avoir effectué un saut de 25ft, soit 7,6m de haut.

Nous rentrons, nous baignons et discutons avec TJ, avant de prendre part au buffet proposé par l'hôtel. De la nourriture typique du pays pour $18. La soupe de citrouille me rend addict, à tel point que j'en prends trois fois. Je profite du feu de camp installé sur la plage. Un rêve de plus à ma portée. Allez savoir pourquoi.

Nigel nous propose de la marijuana. Elle étant intéressée, nous l'attendons sur la plage, mais il ne vient pas.

31 mai 2015

31-05-2015 - Jamaïque (Jour 2)

Notre enthousiasme nous fait nous lever à 5:30 et aller sur la plage. Je suis surprise de constater que le soleil se lève déjà, mais déçue de ne pas me trouver du bon côté de l'île pour observer les couleurs chaudes qu'il apporte avec lui à ces heures matinales. Je suis cependant aux premières loges pour le spectacle qu'offre le ciel, qui change de visage toutes les deux minutes.

L'eau est tiède, ce qui promet une température de plus en plus élevée à mesure que la journée avancera.
Nous avons rendez-vous à l'entrée de l'hôtel pour notre Safari. Trois couples nous rejoignent à tours de rôle. Nous partons pour 1h30 de route pendant laquelle nous constatons la folie des gens, tant ils conduisent n'importe comment et klaxonnent sans arrêt.

Le guide nous parle de l'histoire de la Jamaïque. Nous en apprenons d'avantage sur le quotidien des écoliers. Ceux-ci ont deux cycles : l'un de trois à six ans, et l'autre, appelé « school high », et non « high school », de six à douze ans. Leurs cours ont lieu soit de 7:00 à 12:00, soit de 12:00 à 17:00. Ils portent tous un uniforme. Ils ont trois semaines de vacances à Noël, une semaine à Pacques, et deux mois en été. Cette visite est passionnante. Nous voyons des plages de sable noir, des prisons délabrées, des animaux tels que des chiens, des chèvres ou des poules, en liberté. Il paraît qu'ici, la combinaison du soleil et du sel est très nocive. Je le garde en mémoire pour le deux prochains jours. Nous découvrons le passé de l'île, imprégné d'esclavagismes et d'anecdotes au sujet des maîtres et des entreprises de Montego Bay, dont la vue s'offre à nous lors de notre périple. J'ai l'occasion, pour la première fois de ma vie, de toucher une plante carnivore, qui se recroqueville à mon contact. C'est fascinant.

Nous faisons un arrêt devant une église, où des enfants nous accueillent à bras ouverts. Ils nous invitent à l'intérieur. L'endroit est petit, très clair et solennel. Nous prenons des photos avec ces petites têtes brunes et repartons, un morceau de cane à sucre à la main, pour un grand huit à vitesse rapide dans la cambrousse jamaïcaine.

Nous finissons cette charmante escapade dans une forêt, où nous devons nous mettre en maillot de bain. Alors que nous la traversons, je sens des dizaines de picotements sur tout le corps. Mon pire cauchemar est désormais réalité : je me fais dévorer par une horde de moustiques assoiffés de sang. Je prends sur moi du mieux que je le peux et suis le petit groupe jusqu'à une magnifique cascade. Cette vision compense de loin mon calvaire puisque j'ai toujours rêvé de me baigner telle une sirène sur un rocher, des litres et des litres d'eau de source tombant autour de moi, le paradis comme décor. Je suis aux anges.
[PHOTOS]
Nous devons malheureusement rentrer, à 15:00, et je découvre plus de quatre-vingt piqûres de moustiques réparties sur toute ma peau. L'horreur absolue ! Nous mangeons et ma camarade ne trouve rien de mieux à faire qu'un caprice, consistant à aller se baigner alors qu'il pleut des trombes. Je la laisse partir et en profite pour me reposer jusqu'à 20:30.

30 mai 2015

30-05-2015 - Jamaïque (Jour 1)

Je me réveille à 6:30 pour rejoindre une amie et sa colocataire, qui a accepté de nous emmener à l'aéroport, à 7:55. Lorsque je passe les contrôles, un homme mal aimable refuse de faire passer mes liquides. J'ai complètement oublié de me munir d'un travel kit et dois donc me séparer de la moitié de mon dentifrice et de mon déodorant. Mais il est hors de question que ma Biafine finisse à la poubelle. Je justifie mon besoin de garder cette crème presque vitale à ma peau en déclarant qu'elle m'a été prescrite par un médecin français. Mais voyant que cela n'a aucun impact sur la finalité, et le fait de devoir mentir aidant, je laisse couler quelques larmes de désarroi. Etrangement, elles font leur effet et il décide de m'accorder mon souhait. Malheureusement, la fatigue a raison de mon soulagement et il me faut un moment pour me calmer. Nous décollons à 10:18 et atterrissons à 11:11. Nous ne passons pas l'immigration avant 12:40. Tant d'attente pour quelques secondes de stress. Nous prenons immédiatement un bus à $25, celui-ci nous conduisant à notre hôtel. On se sent en Jamaïque, avec ses bars colorés, les montagnes surplombées de palmiers, sa chaleur et son parler créole. Le chauffeur nous apprend quelques mots, dont « Irie Mon » (« oui »), « No mon » (« non »), « wa guan » (« ça va »). Il nous explique également pourquoi ici, on conduit à gauche. « Left side is the right side, right side is suicide ». Et nous découvrons également l'ampleur de la marijuana dans ce pays. « You'll never see us drink and drive, but smoke spliffs and drive ». Ça met en confiance... Ici, cette drogue est légale et il est également autorisé de la cultiver. Concernant les licences automobiles, il en existe plusieurs, telles que la rouge pour les taxis, la jaune pour les membres du gouvernement, ou la blanche pour les véhicules personnels. Ce trajet se trouve être très instructifs et nous nous faisons une première impression de la Jamaïque, la pauvreté nous sautant aux yeux. Même les villas sont délaissées, et les barrières des resorts de luxe doivent être activées manuellement.
Nous arrivons à l'hôtel et ne tardons pas à réserver nos activités. Nous choisissons un safari et un moment privilégié avec des dauphins.

Puis nous prenons un taxi pour faire nos emplettes, mais nous nous rendons compte que tout le monde ici profite des touristes. Une course à 50c nous coûte $5 par personne, et pour $20 nous n'acquérons qu'une boite de maïs, un paquet de céréales, un brie et une bouteille d'eau. Mais cela n’altérera pas notre moral. Nous nous baladons sur la plage de sable blanc et nous faisons accoster toutes les deux minutes par des gens prêts à tout pour nous vendre leurs babioles. Je craque pour un bracelet tressé aux couleurs du pays.
Nous croisons des crabes et apercevons des poissons dans l'eau claire. Nous devons rapidement nous mettre à l'abri car la pluie commence à tomber. Nous rejoignons d'autres touristes sous un préau, où un chien se prélasse sous les yeux horrifiés de mon amie, qui ne comprend pas que j'ose toucher cette bête soit disant pleine de puces. De nombreux moucherons nous tournent autour, nous rappelant que cet endroit ne sera pas des plus confortables pour les trois prochains jours. Après le coucher du soleil, une douche s'impose ainsi qu'une bonne nuit de sommeil.
        
  

29 avr. 2015

29-04-2015 - Miami (Jour 2)


Le deuxième jour, notre hôte nous dépose à l'arrêt de bus pour South Beach. Il pleut à nouveau. Apparemment, c'est le meilleur temps pour faire les Everglades. Ce sera à nous d'en juger.
Le bus part à 11:00 et nous arrivons une heure plus tard devant une boutique animée de musique country. J'entends dire que les dents d'alligators vendues ici sont fausses. Je ne sais pas si je dois m'indigner ou me sentir soulagée.
Pendant le ride en airboat, nous avons le privilège de voir quatre alligators, un bébé tortue, de gros poissons à long bec et un héron. La pluie s'abat toujours sur nous, mais nous nous en fichons pas mal. Nous profitons de l'instant, plus particulièrement de la course de vitesse qui nous est offerte. Un bon moyen de nous évader quelques minutes.

Pendant le gator show, on nous montre un perroquet et un scorpion, et on nous apprend que pour ne pas se faire arracher un doigt, il ne faut pas toucher les dents de l'énorme bête féroce. Quelle surprise !
Nous prenons ensuite des photos avec un bébé alligator et un paon, je teste la viande de gator, qui d'après moi s'apparente à du poulet, et nous reprenons le bus à 13:00.

A 14:00, nous sommes de retour à South Beach et nous rendons à Starbucks où je prends un autre parfait et où je nourris une dizaine de moineaux, qui me réconcilient avec les oiseaux qui ne m'ont jamais vraiment attendrie.

Nous nous promenons sur Lincoln Avenue, puis nous asseyons sur le sable clair pour la dernière fois. Deux jeunes hommes sculptent des fesses et écrivent « South Beach Art Gallery ». Leur bêtise semble les rendre fiers, et dans un souci de conserver notre bonne humeur, nous sourions. Nous quittons cet endroit apaisant à 17:50 pour trouver le bus... qui nous passe sous le nez. Le suivant arrive à 18:40 et est sensé nous déposer à l'aéroport à 19:17. La panique nous prend lorsque nous nous apercevons que le Megabus prend la route à 19:25. Nous traversons l'aéroport en courant, je suffoque presque. Nous nous retrouvons finalement devant le bus dix minutes en avance. Les avocats exposés sur d'immenses panneaux plantés tout au long de l'autoroute nous conseillent de leur sourire de revenir rapidement à Miami.

28 avr. 2015

28-04-2015 - Miami (Jour 1)

Je me lève à 4:00 et discute avec mon père, qui est déjà au travail, tout en prenant mon petit déjeuner. Et c'est une heure plus tard que je monte dans le Uber commandé par ma camarade de voyage, devant Walgreens. Nous sommes en avance pour rejoindre le Megabus, sensé partir à 6:30 d'Orlando, direction Miami. L'atmosphère n'est pas des plus chaleureuses, glauque la qualifierait même plutôt bien. En même temps, à $34 l'aller-retour, on ne peut pas vraiment s'attendre à mieux. De plus, les toilettes n'ont pas de chasse d'eau. La grande classe ! Pendant le trajet, Ricky Martin me donne un avant-goût de ce qui m'attend. Alors qu'un avion passe juste au dessus de nos têtes, j'apprends également que mon amie parle français. Elle m'impressionne.
Après 4:30 de route, nous arrivons enfin à Miami. Cette ville semble si peu intéressante que nous nous rendons directement à South Beach en bus. Nous longeons la plage sous une chaleur étouffante et finissons notre marche sur le chemin couvert par les palmiers. Au bout, une digue me rappelle Biscarrosse. Des buildings surplombent la plage. Cette vision m'enchante. Je me croirais sur la couverture d'Ocean Eyes d'Owl City.

Nous allons ensuite nous baigner. L'eau est tellement claire que même si elle m'arrive à la taille, je vois mes pieds. Des bancs de poissons nous tournent autour, une raie passe lentement à côté de moi. Je suis dans un autre monde.

A 16:00, il se met à pleuvoir. Nous avons juste le temps de regrouper nos affaires et de nous mettre à l'abri. Après avoir discuté avec des allemands, ou plutôt après qu'elle ait discuté avec eux, nous remontons tout Ocean Drive sous la pluie, harcelées par les serveurs de tous les restaurants, avant de finir au Starbucks, où je me prends un parfait aux fruits rouges. Un délice ! Des sonorités reggaeton nous poursuivent et font de ces deux jours un séjour plus exotique. Nous attendons que le temps se radoucisse pour nous rendre sur un terrain d'entraînement où je prends des photos d'elle en pleine action.
Notre recherche de restaurant n'ayant pas abouti, nous faisons quelques courses à Walgreens et décidons de remonter le Lincoln Avenue Mall. Nos sacs sont tellement lourds que nous nous arrêtons au Books & Books pour manger, sans regret. Pour une fois que le steak de mon burger est cuit correctement...
Puis se joue une course contre la montre pour trouver le bon bus avant qu'il ne parte. Finalement, notre hôte de ce soir nous attend 30min... dans sa BMW décapotable blanche. Le rêve ! C'est sur fond de « Chains » de Nick Jonas, qu'il nous propose une visite guidée de Miami de nuit, ainsi que Coconut Grove, le quartier où il réside. Nous découvrons sa maison, très propre et de très bon goût. Sa copine nous accueille avec une extrême gentillesse. Nous avons droit à notre propre serviette de bain et après la douche, nous terminons sur le grand canapé lit, dans lequel nous nous endormons vers 0:30.